communiqué de l’UNAF

Aux Présidents, Trésoriers et Secrétaires des syndicats adhérents de l’UNAF

 

Bonjour à toutes et à tous,

Suite à la tenue du Colloque « Pour une agriculture respectueuse des pollinisateurs : paroles de scientifiques, témoignages de producteurs » le jeudi 5 juin dernier au Sénat, organisé par le Sénateur Joël Labbé, le Député Germinal Peiro, l’UNAF et la Société centrale d’apiculture, nous vous invitons à visionner l’ensemble des interventions  ; vous trouverez également les supports de présentation des différents intervenants.

Pour rappel, le jeudi 19 juin sera déposée une proposition de résolution relative à la préservation des insectes pollinisateurs, de l’environnement et de la santé devant l’Assemblée nationale et le Sénat soutenue par de nombreux parlementaires de tout bord politique. Nous vous tiendrons informés

Pollinisation Actualités des acteurs niveau national

Informations sur Beewapi

Organisation aux niveau national de mise en relation entre apiculteurs professionnels et agriculteurs pour pollinisation.

Beewapi -association des organisations suivantes

 

 

L’Association Nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences

Oléagineuses est chargée de défendre les intérêts économiques et techniques des

agriculteurs multiplicateurs adhérents,d’étudier et de proposer aux pouvoirs publics

toutes les mesures utiles intéressant la production des semences oléagineuses, de

promouvoir et de favoriser tous les progrès techniques dans le domaine qui lui est

propre.

anamso.fr

 

Le Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants est

une interprofession qui rassemble tous les acteurs du secteur semences et plants :

les entreprises de sélection, les entreprises de production de semences et plants,

les agriculteurs-multiplicateurs, les distributeurs, ainsi que les agriculteurs

utilisateurs et les transformateurs. Le GNIS est également l’organisme officiel

auquel l’État a délégué ses missions de service public dans le domaine du contrôle

de la qualité et de la certification des semences au travers du SOC, Service Officiel

de Contrôle et de Certification, accrédité selon la norme EN 45011, ou ISO 65.

gnis.fr

 

L’Union Française des Semenciers est le syndicat professionnel des entreprises semencières.

Elle réunit 135 entreprises actives dans la recherche, la production et la commercialisation de semences

pour l’agriculture, les jardins et le paysage. Depuis des générations, les semenciers concourent, par

le progrès végétal, à la sécurité de la chaîne alimentaire et à l’économie des filières de production,

dans une démarche de respect durable de l’environnement.

ufs-semenciers.org

 

L’Institut Technique et Scientifique de l’Apiculture et de la Pollinisation a pour objectif

de concourir au développement de l’apiculture à travers l’expérimentation, la recherche appliquée,

l’assistance technique et économique, l’animation, la diffusion et la formation. Il fédère et accompagne

les professionnels et les groupements de la filière apicole tout en mettant à leur service son expérience

et ses compétences.

itsap.asso.fr

 
 

 

Selon les statuts de l’ITSAP-Institut de l’abeille, l’Institut est composé de membres actifs, soit des groupements (personnes morales) ayant pour objet le développement de l’apiculture.

Les groupements adhérents se constituent comme suit:

1. Les groupements régionaux de développement apicole à vocation professionnelle:

  • les Associations de Développement Apicole régionales  (ADA),
  • le Groupement des producteurs de gelée royale (GPGR).

 2.  Les têtes de réseau du développement agricole:

  • le réseau des instituts des filières animales et végétales, l’ACTA ,
  • l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture, l‘APCA.

 3.  Les organisations professionnelles de la production apicole et de la commercialisation des produits de la ruche et les organisations à vocation sanitaire:

  • le Syndicat des Producteurs de Miel de France (SPMF),
  • l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF),
  • le Syndicat National d’Apiculture (SNA),
  • la Fédération Française des Apiculteurs Professionnels (FFAP),
  • la Fédération des coopératives apicoles (FEDAPI),
  • le Syndicat Français des Miels (SFM),
  • le Syndicat National des Fabricants et Grossistes de Matériel Apicole (SNFGMA),
  • la Fédération Nationale des Organisations Sanitaires Apicoles Départementales (FNOSAD).

4. Les organisations professionnelles représentatives de la production agricole:

 la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA),

    • la Confédération Paysanne,
    • la Coordination rurale,
    • Jeunes Agriculteurs (JA),
    • Coop de France.

5. Les autres associations nationales qui ont une action dans le secteur apicole ou l’environnement: 

 l’Association nationale des éleveurs de reines et des centres d’élevage apicole (ANERCEA)

  • le Réseau Biodiversité pour les abeilles.

Ces organisations sont membres fondateurs de l’ITSAP-Institut de l’abeille et membres de droit du Conseil d’administration.

Varroa

Un film très explicatif :   http://www.youtube.com/watch?v=XjddgVnf8XY

Varroa destructor est un acarien parasite externe hématophage des abeilles. Il est à l’abeille ce que la tique est aux chiens, bovins, équins, humains…
Il est, à l’origine, parasite de l’abeille asiatique Apis cerenae et a un cycle de développement adapté à celle-ci, plus court que celui d’Apis mellifera, “notre abeille”. Cela ne l’a pas empêché de la parasiter et de s’adapter à son cycle. Il a gagné tous les ruchers de France et provoque des pertes de colonies importantes. La lutte est complexe et ne peut être efficace que si l’on connaît bien le cycle de ce parasite.
Aujourd’hui en France, seule l’île d’Ouessant est indemne, protégée son statut insulaire et les apiculteurs bretons qui ont pris des mesures de protection de leur rucher avant l’arrivée de Varroa!
Voici donc le cycle de ce parasite.
Le cycle de Varroa se fait dans la cellule après operculation. C’est donc un parasite de l’adulte et du couvain dont la présence est nécessaire pour son développement. Seule la femelle est hématophage, quand au mâle on ne sait pas s’il se nourrit. Il ne sert qu’à la reproduction (c’est déjà pas mal!).
-La femelle Varroa fondatrice va entrer dans les cellules d’ouvrières ou de faux-bourdons au stade larvaire juste avant l’operculation et s’immerge dans la gelée larvaire, pour se cacher des abeilles ouvrières nettoyeuses, nourricières et cirières.
-Juste après l’operculation, la femelle va se nourrir sur et de la larve.
-60 à 70 heures après l’operculation, le premier oeuf est pondu: c’est généralement un mâle (haploïde).
-Puis la femelle fondatrice pond entre 4 et 6 oeufs femelle en fonction de la cellule où elle se trouve.
*3 à 4 dans les cellules de couvain d’ouvrière (+1 mâle)
*5 ou 6 dans les cellules de couvain de faux-bourdon (+1 mâle)
Il y a eu une adaptation de Varroa au cycle de Apis mellifera. Le couvain de faux-bourdon étant operculé plus longtemps (14,5 jours) que celui des ouvrières (12 jours), la ponte de Varroa s’est adaptée à ce caractère physiologique en s’optimisant et donc en augmentant sa fertilité dans les cellules mâle.
-Le développement de l’oeuf à l’adulte se fait dans la cellule operculée. Les différents stades sont:
*Oeuf (24 heures)
*Protonymphe libre (30 heures) et première mue (24 heures)
*Deutonymphe(48 à 60 heures)
*Adulte après une mue imaginale (24 heures).
Ce développement dure environ 134 heures pour le mâle et 154 pour la femelle.
-Le mâle Varroa va s’accoupler avec ses soeurs dans la cellule sous l’opercule. Les femelles vont remplir leur spermathèque puis elles ne s’accoupleront plus.
-Lorsque l’abeille émerge de sa cellule, les jeunes Varroa et la femelle fondatrice quittent la cellule sur l’abeille. Le mâle survit un court moment dans la cellule ouverte. On n’en a jamais vu à l’extérieur.
-Les femelles Varroa, étant très mobiles, vont alors parasiter d’autres abeilles.
Les femelles fondatrices peuvent faire plusieurs cycles reproducteurs (2 ou 3) et donc être à l’origine d’une grande descendance.
Conclusions:
Varroa destructor s’est adapté à Apis mellifera et son lieu de prédilection pour se reproduire est la cellule de faux-bourdon. Il a été constaté que le couvain de mâle était beaucoup plus attractif pour Varroa que le couvain d’ouvrières.
La propagation de Varroa de ruche à ruche est associé au comportement de dérive et de pillage des abeilles. La transhumance joue également un rôle.
A l’étude de ce cycle, on peut voir poindre à quel moment il faut lutter contre ce parasite qui affaibli et peut détruire les colonies d’abeilles.
(Sources: Marc-Edouard Colin, Russell Goodman…)

Mortalité des abeilles

AVIS D’ALERTE SUR LES MORTALITÉS DE RUCHES

Suite à d’importantes mortalités dans les Pyrénées Orientales et dans l’Ariège, survenu dès les premiers froids de novembre 2013,

le Groupement Régional Sanitaire Apicole Languedoc Roussillon (GRSA-LR) a dépêché une équipe de spécialistes apicoles dans le but d’établir un état sanitaire des ruches mortes ou mourantes.

Après vérification, les ruches se révèlent saines de toutes pathologies telles que la varroase (très peu de varroa trouvé dans le couvain), pas de foyer de loque américaine et pas de nosémose. Par contre, en vérifiant le couvain les experts ont trouvé des larves mortes nées, ce qui laisse supposer la présence d’un larvicide. Les tas d’abeilles mortes devant les ruches pourraient toutefois provenir d’un insecticide.

Des analyses et des enquêtes sont en cours. Elles définiront l’origine de ces mortalités massives, et nous ne manquerons pas de vous communiquer les résultats.

Sur ce constat, le GDSA 11 souhaite savoir si le département de l’Aude est lui aussi touché par ces mortalités, afin de faire des constats et des analyses et avertir les autorités compétentes.

Nous appelons les apiculteurs qui pensent être touchés par cette mortalité de nous le signaler afin que nous puissions établir le cas échéant une carte localisant les zones touchées. nous vous en remercie par avance, cela aidera beaucoup l’apiculture.

Rappel des symptômes :

  • Forte mortalité devant la ruche,
  • Parfois, il reste dans la ruche un petit noyau d’abeilles autour de la reine
  • Les provisions sont suffisantes ainsi que le pollen
  • Les ruches ont transhumés dans les estives en montagne dans des zones incultes